Demande d’avis de l’ACMTS quant aux recommandations du CCEM concernant le dénosumab dans le traitement de l’ostéoporose

Stickman with megaphone calling for patient inputDésirez-vous fournir des commentaires pour étoffer notre rapport à l’ACMTS et notre avis au CCEM ?

L’agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS) a reçu une demande d’avis pour le dénosumab (Prolia®). Cette demande émane de leurs régimes d’assurance-médicaments participants et pourrait hommesentraîner la révision de la recommandation du Comité canadien d’expertise sur les médicaments (CCEM) ou un relevé d’avis du CCEM.

L’ACMTS s’intéresse plus particulièrement aux sujets suivants :

  1. Comment mieux définir le risque de fracture ?
  2. Doit-on faire mention de l’âge (>75 ans) ou des résultats de densité osseuse, ou ces facteurs sont-ils pris en considération adéquatement dans l’évaluation du risque de fracture ?
  3. Comment mieux définir l’échec d’un bisphosphonate ?
  4. Comment mieux définir l’intolérance à un bisphosphonate ?

L’avis a été demandé afin d’harmoniser les recommandations du CCEM pour les femmes (2011) et les hommes (2015).  
En 2011, le CCEM avait recommandé l’inclusion du dénosumab chez les femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique qui autrement seraient admissibles à un financement pour la prise de bisphosphonates par voie orale mais pour lesquelles les bisphosphonates sont contre-indiqués pour cause d’hypersensibilité ou d’anomalies de l’œsophage (c.-à-d. rétrécissement de l’œsophage ou achalasie œsophagienne ), et qui présentent au moins deux facteurs parmi les suivants :

  • Âge : plus de 75 ans
  • Fracture de fragilité antérieure
  • Score T de densité minérale osseuse (DMO) égale ou inférieure à moins 2,5.

En 2015, le CCEM recommandait l’inclusion du dénosumab pour augmenter la masse osseuse chez les hommes atteints d’ostéoporose présentant un risque élevé de fracture et chez qui d’autres médicaments disponibles dans le traitement de l’ostéoporose ont échoué ou n’ont pas été tolérés, à la condition que le prix en soit réduit et que les critères suivants soient respectés :

  • Risque élevé de fracture défini soit comme un risque modéré de fracture sur 10 ans (10 à 20 pour cent) associé à une fracture de fragilité antérieure ou soit comme un risque élevé de fracture sur 10 ans (?20 pour cent) tel que défini par l’outil de prédiction du risque de fracture mis au point par la CAROC (l’Association canadienne des radiologistes et Ostéoporose Canada) ou par l’outil d’évaluation des risques de fracture (FRAX®) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
  • Contre-indication des bisphosphonates administrés par voie orale

Veuillez nous faire parvenir vos commentaires par courriel à feedback@jointhealth.org au plus tard le vendredi 11 décembre 2015.