Nouvelles de l’ACR : La mobilité, ça compte

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Nouvelles de l’ACR : La mobilité, ça compte

Stephanie Studenski, MD, MPH, chef de la section des études longitudinales de l’Institut national sur le vieillissement (NIH National Institute on Aging), a parlé de l’importance de la mesure de l’autonomie fonctionnelle chez les patients dont la performance fonctionnelle réduite est attribuable aux problèmes arthritiques

Dans le cadre du leadership du comité ACE, en collaboration avec l’Association canadienne des individus retraités (ACIR) et la Société Alzheimer de la C.-B., dans l’élaboration et le lancement de l’appli « Marcher 10 rues », nous avons appris que marcher est bon pour notre santé. La recherche a démontré que même une marche de 10 rues chaque jour, qui équivaut à environ 1 km (de 2 000 à 3 000 pas), peut avec le temps contribuer à ralentir l’apparition de la démence et à améliorer la santé cardiovasculaire et articulaire.

Aujourd’hui, dans le cadre du congrès annuel de l’ACR / APSA, Stephanie Studenski, MD, MPH, chef de la section des études longitudinales de l’Institut national sur le vieillissement (NIH National Institute on Aging), a parlé de l’importance de la mesure de l’autonomie fonctionnelle chez les patients dont la performance fonctionnelle réduite est attribuable aux problèmes arthritiques :
« La rhumatologie a été parmi les premières disciplines à élaborer des critères de mesure de l’autonomie fonctionnelle, comme par exemple une marche de 50 pieds et une force de préhension, et au cours de ma formation initiale à titre de rhumatologue, j’ai été frappée de voir à quel point ces critères de mesure se sont révélés forts et significatifs. » Elle ajoute : « Nous avons constaté que ces critères de mesure deviennent des variables explicatives puissantes de l’effet général chez les adultes, y compris les risques d’hospitalisation, la longueur du séjour, les complications liées à l’hospitalisation et à la chirurgie de même que la survie globale. »

Également pendant la session, Daniel White, PT, ScD, MSc, professeur adjoint au département de physiothérapie de l’Université du Delaware, a souligné comment les programmes d’activité physique peuvent améliorer la mobilité.

« C’est réellement important pour les patients atteints d’arthrose du genou par exemple, puisque la mobilité chez ces patients est un problème fréquent » indique Daniel White. « En fait, comparativement à d’autres affections, l’arthrose du genou est la cause principale des difficultés à se mouvoir de façon synchronisée chez les adultes plus âgés. Par conséquent, être capable de préserver sa mobilité est non seulement prioritaire pour le patient, mais également pour toute la collectivité médicale. »

Si vous êtes atteint d’arthrose du genou et vivez au Canada, vous devriez vous mettre à la recherche de programmes d’exercice élaboré spécifiquement pour ce type d’arthrite. Par exemple, le programme d’éducation et d’exercice GLA:D® pour l’arthrose du genou et de la hanche est maintenant offert au Canada.

La recherche réalisée par le programme GLA:D® au Danemark a démontré une réduction de 27 pour cent de la progression des symptômes. Parmi les autres conclusions, notons la réduction de l’intensité de la douleur, un usage réduit des médicaments antidouleur en relation avec les douleurs articulaires et moins de travailleurs en congé de maladie. Les participants au programme ont aussi déclaré être très satisfaits du programme et avoir augmenté leur niveau d’activité physique au cours des 12 mois suivant le début du programme.

Considérant le succès au Danemark, le programme sera étendu à tout le Canada. Cliquez ici pour plus d’information : http://gladcanada.ca/ (en anglais seulement)